Guide · Cafards · mis à jour le 5 novembre 2026
Blatte germanique, bébé cafard, œuf : reconnaître les cafards de l’appartement
En bref : La blatte germanique est le cafard le plus courant des appartements : 1,3 à 1,6 cm, brun clair, avec deux bandes sombres parallèles derrière la tête. Le « bébé cafard » est sa nymphe : plus petite, sans ailes, plus foncée, avec une bande claire au milieu du dos. Ses œufs sont regroupés dans une petite capsule beige d’environ 6 mm, l’oothèque, que la femelle porte au bout de l’abdomen jusqu’à peu avant l’éclosion.
Vous avez vu un petit insecte brun filer sous l’évier en allumant la lumière, ou de minuscules insectes foncés près du lave-vaisselle ? Avant de vous inquiéter, il faut savoir ce que vous avez sous les yeux. Une blatte germanique, qui se reproduit vite à l’intérieur, ne se gère pas comme une blatte des bois venue du jardin, qui ne s’installe pas dans un logement. Ce guide vous aide à identifier l’espèce, à reconnaître les bébés cafards et les œufs, à repérer les signes d’une infestation, puis à agir dans le bon ordre, sans aggraver la situation.
Cafard ou blatte : deux mots pour le même insecte
Il n’y a aucune différence entre un cafard et une blatte. Le dictionnaire du CNRTL donne « blatte » et « cancrelat » comme synonymes de « cafard ». « Blatte » est le mot employé par les entomologistes et les professionnels ; « cafard » est le mot de tous les jours.
La vraie question n’est donc pas « cafard ou blatte », mais « quelle blatte ». Plusieurs espèces peuvent entrer dans un logement en France. Certaines vivent et se reproduisent à l’intérieur, d’autres arrivent du dehors par accident. C’est l’espèce qui décide de la suite : surveiller, remettre l’insecte dehors, ou organiser un traitement.
Quelle blatte avez-vous ? Les espèces des logements en France
Regardez d’abord la taille, la couleur et le bouclier situé juste derrière la tête (le pronotum). Ce bouclier est le critère le plus fiable : deux bandes sombres parallèles signent la blatte germanique. Les tailles ci-dessous sont celles de l’adulte et varient un peu selon les sources.
| Espèce | Taille adulte | Couleur et signes distinctifs | Où on la trouve | Vole-t-elle ? |
|---|---|---|---|---|
| Blatte germanique (Blattella germanica) | 1,3 à 1,6 cm | Brun clair à beige ; deux bandes sombres parallèles sur le bouclier derrière la tête | Cuisines et salles de bains : près de l’évier, du lave-vaisselle, du four, du réfrigérateur ; fissures et meubles | Non : ailes complètes, mais elle ne vole pas |
| Blatte orientale (Blatta orientalis) | Environ 2,5 à 3 cm | Presque noire, brillante ; ailes courtes chez le mâle, à peine ébauchées chez la femelle | Lieux frais et humides : caves, sous-sols, canalisations, regards ; grimpe mal sur les surfaces lisses | Non |
| Blatte américaine (Periplaneta americana) | Environ 3 à 4,5 cm | Brun-roux, grande ; bord du bouclier jaune pâle | Lieux chauds et humides : égouts, chaufferies, sous-sols chauffés | Elle en est capable, mais vole rarement sous nos climats |
| Blatte rayée (Supella longipalpa) | Environ 1,3 cm | Mâle doré, femelle plus foncée ; bandes claires en travers des ailes et de l’abdomen | Endroits chauds et secs, souvent en hauteur : meubles, appareils électroniques, dessous des étagères | Le mâle peut voler s’il est dérangé au chaud ; la femelle non |
| Blatte des bois ou « cafard de jardin » (genre Ectobius) | Environ 1 cm (9 à 14 mm pour Ectobius vittiventris) | Brun clair ; bouclier uni à bord transparent, sans les deux bandes de la germanique | Dehors : haies, jardins, feuilles mortes ; entre par accident, attirée par la lumière | Oui, et elle est active de jour |
Dans un appartement : presque toujours la germanique
Si vous voyez des blattes de taille moyenne dans la cuisine, surtout la nuit, il s’agit le plus souvent de la blatte germanique. Elle aime la chaleur, l’humidité et les fentes étroites près de la nourriture.
Au rez-de-chaussée, en cave ou près des siphons : pensez à l’orientale
Une grosse blatte noire et lente, qui sort d’un siphon de sol, d’une cave ou d’une cour, est souvent une blatte orientale. Elle préfère le frais et l’humide, et vient fréquemment des réseaux d’eaux usées ou des sous-sols.
Blatte des bois, le « cafard de jardin » qu’on confond avec la germanique
C’est la confusion la plus fréquente, et elle inquiète pour rien. Les blattes des bois (genre Ectobius) vivent à l’état sauvage en France, dans les haies, les jardins et la litière de feuilles. En été, elles entrent par une fenêtre ouverte, attirées par la lumière.
Elles ne sont pas des nuisibles du logement. L’Office fédéral suisse de l’environnement précise que la blatte forestière ambrée (Ectobius vittiventris) n’entre dans les bâtiments que par inadvertance et n’y survit pas. Il suffit de la remettre dehors.
- Activité : la blatte des bois se montre de jour et vient vers les lampes ; la germanique sort la nuit et file se cacher dès qu’on allume.
- Vol : chez la blatte des bois, les mâles volent volontiers et les femelles de plusieurs espèces volent peu ; la germanique ne vole pas.
- Bouclier : uni, brun clair à bord transparent chez la blatte des bois ; deux bandes noires parallèles chez la germanique.
- Nombre : des individus isolés, souvent près des fenêtres, en saison chaude, pour la blatte des bois ; des adultes, des nymphes et des déjections au même endroit pour la germanique.
La blatte germanique en détail : cycle, oothèque et reproduction
La blatte germanique se développe sans métamorphose complète : œuf, nymphe, puis adulte. Il n’y a pas de larve ni de cocon. La nymphe ressemble à un adulte en miniature, sans ailes.
Sa force tient à une particularité : la femelle garde ses œufs sur elle. Ils sont protégés pendant presque toute leur incubation, à l’abri des insecticides et des chocs. C’est pourquoi une population peut repartir même après un traitement mal conduit.
L’adulte
L’adulte mesure 1,3 à 1,6 cm. Il est brun clair, avec deux lignes sombres parallèles qui partent de l’arrière de la tête vers les ailes. Selon le service de vulgarisation de Penn State (université d’État de Pennsylvanie), une femelle adulte vit 20 à 30 semaines, soit environ cinq à sept mois.
L’oothèque portée par la femelle
La femelle forme une capsule beige, en forme de petit porte-monnaie, longue d’environ 6 mm. Elle contient 30 à 48 œufs rangés sur deux rangées selon Penn State ; l’université de Californie (UC IPM) compte environ 30 jeunes par capsule, l’université du Kentucky jusqu’à 40. La femelle la porte, dépassant de l’abdomen, jusqu’à un ou deux jours avant l’éclosion, puis la dépose dans une fente abritée.
Le rythme de reproduction
L’éclosion survient environ 28 jours après le début de la formation de l’oothèque (14 à 35 jours selon la température). Les nymphes muent six ou sept fois ; leur développement prend de 6 à 31 semaines, plus vite au chaud. Une femelle produit 4 à 8 oothèques au cours de sa vie, à peu près une toutes les six semaines à température de logement.
En pratique, cela veut dire qu’une seule femelle peut donner naissance à une à plusieurs centaines de jeunes, et que les générations se chevauchent : à un moment donné, vous avez des adultes, des nymphes de toutes tailles et des oothèques en cours. L’université du Kentucky résume : une femelle fécondée peut produire des milliers de descendants en moins d’un an.
Bébé cafard : à quoi ressemblent les nymphes à chaque stade
Ce qu’on appelle « bébé cafard » est une nymphe. Elle a la forme d’une blatte adulte, en plus petit et sans ailes. Chez la blatte germanique, les nymphes sont plus foncées que les adultes et portent une bande claire au milieu du dos. Voir des nymphes est un signe important : cela veut dire que les blattes se reproduisent chez vous ou tout près.
Juste après l’éclosion
Les nymphes qui sortent de l’oothèque ne mesurent que quelques millimètres et sont très foncées. Une capsule libère d’un coup plusieurs dizaines de jeunes : on peut donc en voir un petit groupe près d’une capsule vide, dans un recoin du meuble sous l’évier ou derrière un appareil.
Stades intermédiaires
À chaque mue, la nymphe grandit. Elle reste foncée, avec la bande claire au milieu du dos qui la distingue des autres petits insectes de cuisine. Elle laisse derrière elle une mue vide, une petite peau qui garde la forme de l’insecte, qu’on retrouve près des cachettes.
Dernier stade
Au dernier stade, la nymphe approche de la taille adulte, mais n’a toujours pas d’ailes. Ses couleurs se rapprochent de celles de l’adulte. La mue suivante donne un adulte ailé, capable de se reproduire.
Ne pas confondre avec…
Une petite blatte des bois immature trouvée dehors, ou un autre insecte brun de cuisine. Le critère le plus sûr reste le contexte : des nymphes de tailles différentes, des déjections et des mues au même endroit, à l’intérieur, désignent presque toujours la blatte germanique.
Œuf de cafard : forme, taille et où trouver les oothèques
On ne voit jamais un œuf de cafard isolé. Les œufs sont regroupés dans une capsule rigide, l’oothèque, qui ressemble à un petit haricot ou à un minuscule porte-monnaie, avec une rangée de segments visibles sur le côté. Sa forme et l’endroit où elle se trouve aident à reconnaître l’espèce.
Une oothèque vide, ouverte et sèche, prouve qu’une éclosion a déjà eu lieu. Une oothèque pleine, encore attachée à une femelle de blatte germanique, annonce une trentaine de jeunes dans les semaines qui viennent, parfois dès le lendemain si la capsule est sur le point d’éclore.
| Espèce | Aspect de l’oothèque | Où la trouver |
|---|---|---|
| Blatte germanique | Beige clair, environ 6 mm, 30 à 48 œufs | Portée par la femelle presque jusqu’à l’éclosion, puis déposée dans une fente : charnières de placard, arrière de l’électroménager, dessous de l’évier |
| Blatte orientale | Brun-rouge foncé, environ 1 cm | Portée peu de temps, puis déposée dans un endroit frais et humide : cave, local technique, près des canalisations |
| Blatte américaine | Environ 1 cm, noircit en un ou deux jours, une douzaine de jeunes | Portée environ 6 jours, puis collée sur une surface abritée, souvent en sous-sol ou en chaufferie |
| Blatte rayée | Brun clair | Collée sous les meubles, aux plafonds ou dans des recoins sombres et secs ; incubation de plusieurs semaines |
Vous habitez en Île-de-France et le doute est levé ? Décrivez ce que vous avez trouvé : nous transmettons votre demande à un professionnel indépendant de la lutte contre les nuisibles, qui vous remet un devis écrit.
Décrire mon problèmeLes signes d’une infestation de cafards dans l’appartement
Les blattes domestiques sont nocturnes. Le jour, elles se tassent dans des fentes sombres, chaudes et proches de l’eau. On remarque donc souvent leurs traces avant les insectes eux-mêmes. Pour vérifier, inspectez à la lampe de poche, le soir, les endroits suivants : sous l’évier, derrière le réfrigérateur et la cuisinière, autour du lave-vaisselle, dans les charnières de placards, derrière les plinthes décollées.
- Déjections : de petits points noirs, comme du poivre moulu ou du marc de café, dans les coins des placards, au fond des tiroirs, sur les charnières. Sur les surfaces lisses, des traînées ou petites taches brunes.
- Odeur : une odeur forte, désagréable et persistante quand la population est importante.
- Mues : de petites peaux vides, en forme de blatte, près des cachettes.
- Oothèques : capsules vides ou pleines, dans les recoins chauds.
- Activité nocturne : des blattes qui détalent quand vous allumez la cuisine la nuit.
- Blattes visibles en plein jour : selon Penn State, c’est souvent le signe d’une population élevée ou d’insectes stressés, par exemple après un insecticide.
Le test du piège collant
Des pièges collants, posés au sol contre les murs, sous l’évier et derrière les appareils, servent à confirmer la présence et à localiser les foyers. L’université de Californie les présente comme le moyen le plus sûr de détecter et de suivre une population. Ils ne traitent pas l’infestation : ils vous disent où chercher, et ils seront utiles au professionnel.
Ce qu’il faut faire, et ce qui aggrave la situation
Une blatte germanique ne disparaît pas seule. Mais quelques gestes simples limitent la progression et préparent un traitement efficace. D’autres, au contraire, dispersent les blattes et compliquent tout.
Les gestes utiles dès maintenant
Ne laissez rien à manger ni à boire la nuit : vaisselle lavée, plans de travail essuyés, aliments secs dans des boîtes fermées, gamelles des animaux rangées. Sortez la poubelle chaque soir. Réparez les fuites et essuyez l’eau autour de l’évier : la blatte germanique a besoin d’humidité. Bouchez les fissures et les passages de tuyaux quand c’est facile. Notez où et quand vous voyez des blattes : ces informations aident le professionnel.
Le nettoyage réduit les ressources des blattes, mais il ne suffit pas à se débarrasser d’une espèce qui vit à l’intérieur. L’Office fédéral suisse de l’environnement indique qu’une lutte sans produit est impossible contre les blattes tropicales comme la germanique.
Les bombes insecticides : à éviter
Les diffuseurs à vider en une fois (« bombes », fumigènes, aérosols) sont la fausse bonne idée la plus répandue. Le produit retombe sur les surfaces visibles et n’atteint pas les fentes où se cachent les blattes et leurs oothèques. Penn State et l’université du Kentucky observent qu’ils peuvent disperser les blattes, qui s’enfoncent dans les cloisons ou passent chez les voisins. L’université de Californie ajoute un risque d’inflammabilité et d’exposition pour les occupants.
Les pulvérisations au hasard ont le même défaut : selon Penn State, elles servent peu contre la blatte germanique. Si vous avez déjà utilisé un produit, dites-le au professionnel, avec son nom et la date : il en tiendra compte pour choisir sa méthode.
Ce qu’il vaut mieux éviter aussi
Déménager des cartons ou des appareils d’une pièce ou d’un logement à l’autre sans les vérifier, car les blattes et les oothèques voyagent dedans. Multiplier les produits différents en espérant que l’un marche. Et attendre : à raison d’une oothèque toutes les six semaines environ par femelle, chaque mois compte.
Pourquoi l’immeuble compte : gaines, colonnes et parties communes
En immeuble, votre appartement n’est pas une boîte fermée. Les blattes germaniques passent d’un logement à l’autre par les murs mitoyens, les plafonds, les passages de tuyaux et de câbles, comme le note l’université du Kentucky. Les colonnes d’eau et d’évacuation, les gaines techniques et les vide-ordures sont des couloirs chauds et humides qui relient tous les étages.
Conséquence : traiter un seul logement quand les voisins sont touchés laisse un réservoir à côté, et les blattes reviennent. L’Office fédéral suisse de l’environnement le dit pour la blatte orientale : une infestation qui s’étend à plusieurs bâtiments ne se règle que par une action coordonnée de tous les propriétaires concernés.
- Locataire : prévenez le propriétaire ou l’agence par écrit, avec des photos et la date. La loi du 6 juillet 1989 (article 6) impose au bailleur de remettre un logement décent, « exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites ». La répartition des frais dépend ensuite de la situation ; l’ADIL de votre département peut vous renseigner.
- Copropriétaire : signalez-le au syndic, surtout si vous voyez des blattes dans les parties communes, les gaines ou le local poubelles. Demandez si d’autres logements sont touchés.
- Voisins : en parler permet de savoir si le problème vient d’un logement voisin ou d’une colonne commune, et de coordonner un traitement.
Quand faire appel à un professionnel, et comment se passe le traitement
Faites appel à un professionnel de la lutte contre les nuisibles dès que vous voyez des nymphes, des oothèques ou des blattes plusieurs nuits de suite : c’est le signe d’une population installée. C’est d’autant plus utile en immeuble, en présence d’enfants ou d’animaux, ou si des produits du commerce n’ont rien donné.
L’inspection
Le professionnel repère les foyers, souvent avec une lampe et des pièges de suivi : cuisine, salle de bains, gaines, électroménager. Il identifie l’espèce, car on ne traite pas une blatte orientale de cave comme une blatte germanique de cuisine. Il vous demande ce qui a déjà été utilisé.
Le gel et les autres méthodes
Contre la blatte germanique, la méthode de base est le gel appât : de petites gouttes posées dans les fentes et les charnières, au plus près des cachettes. L’appât n’attire pas les blattes de loin : il doit être placé là où elles vivent. L’université de Californie rappelle que l’appât agit lentement : il faut compter une semaine ou plus avant de voir l’effet. Selon la situation, le professionnel peut y associer d’autres produits. Demandez quelles méthodes sont prévues et les précautions à prendre pour les enfants et les animaux.
Les passages de contrôle
Un seul passage suffit rarement. Les oothèques protègent les œufs : des nymphes peuvent apparaître après le premier traitement. Un ou plusieurs passages de contrôle permettent de vérifier les pièges, de compléter l’appât là où il a été consommé et de traiter les nouvelles éclosions. Le devis doit préciser le nombre de passages, la garantie et sa durée.
Ce que vous pouvez demander
Demandez au professionnel son Certibiocide et son SIRET, un devis écrit TTC avant toute intervention, la liste des produits utilisés et les consignes à respecter avant et après son passage (vider les placards, ne pas nettoyer les zones traitées pendant un certain temps, etc.).
Faire traiter en Île-de-France
Vous avez reconnu une blatte germanique, des nymphes ou des oothèques ? Décrivez la situation dans le formulaire de cette page : type de logement, pièces touchées, espèce observée, produits déjà utilisés, immeuble ou maison. Votre demande est transmise à un professionnel de la lutte contre les nuisibles qui intervient dans votre secteur. Il confirme sa disponibilité et vous remet un devis écrit avant toute intervention.
S’il s’agit d’une blatte des bois isolée, venue du jardin, inutile de faire traiter : remettez-la dehors et gardez l’œil ouvert quelques jours.
Questions fréquentes
J’ai vu un seul cafard : est-ce une infestation ?
Pas forcément. S’il s’agit d’une blatte des bois (brun clair, bouclier uni, active de jour, près d’une fenêtre), non : remettez-la dehors. S’il s’agit d’une blatte germanique, d’autres sont probablement cachées, car elle vit en groupe. Inspectez le soir sous l’évier et derrière les appareils, et posez quelques pièges collants pour vérifier.
Les cafards volent-ils ?
Cela dépend de l’espèce. La blatte germanique a des ailes mais ne vole pas. La blatte orientale ne vole pas. La blatte américaine en est capable mais vole rarement sous nos climats. Le mâle de blatte rayée peut voler au chaud. Une petite blatte qui vole vers une lampe, en été, est le plus souvent une blatte des bois.
Combien de temps vit une blatte germanique ?
Selon Penn State, la femelle adulte vit 20 à 30 semaines, soit environ cinq à sept mois. Pendant cette période, elle peut produire 4 à 8 oothèques de 30 à 48 œufs chacune, d’où la croissance rapide des populations.
Pourquoi vois-je encore des bébés cafards après un traitement ?
Les œufs sont protégés dans l’oothèque, que la femelle garde sur elle presque jusqu’à l’éclosion, environ 28 jours après sa formation. Des nymphes peuvent donc éclore après le premier passage. C’est attendu, et c’est le rôle des passages de contrôle. Si l’activité ne baisse pas au fil des semaines, signalez-le au professionnel.
Les cafards sont-ils dangereux pour la santé ?
Les déjections et les mues de blattes contiennent des allergènes, et les universités américaines les associent à l’asthme dans les logements fortement infestés. Seul un médecin peut dire si des symptômes sont liés aux blattes : en cas de doute, consultez votre médecin ou demandez conseil à un pharmacien, et appelez le 15 ou le 112 en cas de malaise.
Le ménage ou le froid suffisent-ils à faire partir les blattes ?
Le ménage limite leur nourriture et leur eau, ce qui aide beaucoup le traitement, mais il ne suffit pas contre une espèce qui vit à l’intérieur. Aérer en grand ou couper le chauffage quelques jours ne règle pas non plus le problème : en immeuble, les blattes trouvent toujours des recoins chauds, dans les gaines, les cloisons ou derrière les appareils.
Qui paie le traitement contre les cafards dans une location ?
Le bailleur doit remettre un logement décent, exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites (loi du 6 juillet 1989, article 6). En cours de bail, la répartition dépend de l’origine de l’infestation et des parties communes concernées. Prévenez le propriétaire par écrit, et demandez conseil à l’ADIL de votre département en cas de désaccord.
Sources
- Penn State Extension : German Cockroaches
- University of California IPM : Pest Notes, Cockroaches
- University of Kentucky Entomology : Cockroach Control Manual (EF614)
- Office fédéral de l’environnement (Suisse) : Blattes
- ASCETE : liste des blattes, dermaptères, embioptères et termites de France (2017)
- Wikipedia : Ectobius vittiventris
- CNRTL : définition de « cafard »
- Légifrance : loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 6