Guide · Rats et souris · mis à jour le 5 novembre 2026
Crottes de rat, de souris ou de mulot : identifier l’animal et savoir quoi faire
En bref : Une crotte de souris mesure moins d’un centimètre : un petit bâtonnet noir et pointu, comme un grain de riz, semé un peu partout. Une crotte de rat mesure 1 à 2 cm, voire plus : grosse et regroupée en tas pour le rat surmulot (caves, rez-de-chaussée), plus fine, incurvée et dispersée pour le rat noir (combles, étages). Si les crottes sont noires, brillantes et molles, l’animal est passé récemment.
Vous avez trouvé des crottes dans un placard, au fond de la cave ou dans les combles. La taille donne une première indication, mais la forme, la disposition et l’endroit comptent tout autant. Ce guide compare les crottes des six animaux que l’on confond le plus souvent : le rat surmulot, le rat noir, la souris, le mulot, le loir ou le lérot, et la fouine. Il explique aussi comment savoir si elles sont récentes, quels autres indices chercher, comment nettoyer sans vous exposer, qui prévenir selon le lieu et quand faire appel à un professionnel.
Crotte de rat, de souris, de mulot ou de fouine : le tableau comparatif
Mesurez une crotte avec une règle, sans la toucher à mains nues. Regardez ses extrémités (arrondies ou pointues), sa disposition (en tas ou dispersée) et la hauteur où vous la trouvez. Les tailles sont des ordres de grandeur : elles varient avec l’âge de l’animal, et les sources ne donnent pas toutes les mêmes chiffres.
| Animal | Taille | Forme | Couleur | Disposition | Où on les trouve |
|---|---|---|---|---|---|
| Rat surmulot (rat d’égout) | Environ 2 cm (de 1,5 à 3 cm selon les sources) | Fuseau épais, extrémités arrondies | Brun foncé à noir | Regroupées en petits tas | Caves, sous-sols, local poubelles, rez-de-chaussée, le long des murs, près des terriers |
| Rat noir | 1 à 2 cm | Plus fine, incurvée « en banane », extrémités pointues | Noire à brun foncé | Dispersées | En hauteur : combles, greniers, faux plafonds, étages, gaines techniques |
| Souris | Jusqu’à 8 mm environ, souvent moins | Petit bâtonnet fin, pointu aux deux bouts, « grain de riz » | Noire à brun foncé | Semées partout sur le passage, en grand nombre | Placards, tiroirs, cuisine, derrière l’électroménager, le long des plinthes |
| Mulot | Très proche de la souris | Presque identique à celle de la souris | Noire à brune | Dispersées, souvent près de graines grignotées | Garage, abri de jardin, cave, rez-de-chaussée près d’un jardin, réserves de graines ou de fruits |
| Loir ou lérot | Environ 6 mm à 1 cm selon les sources | Cylindrique, parfois légèrement vrillée | Noire à brunâtre | Amassées toujours au même endroit (latrine) | Combles, greniers, maisons proches de jardins ou de bois |
| Fouine (n’est pas un rongeur) | 8 à 10 cm de long, environ 1 cm de diamètre | Torsadée, comme une petite crotte de chat | Sombre, avec poils, plumes ou noyaux de fruits visibles | En tas au même endroit (crottier) | Combles, greniers, granges, dessus d’isolant |
Reconnaître une crotte de rat
En France, deux espèces de rats vivent près de l’homme. Leurs crottes ne se ressemblent pas tout à fait, et leurs lieux de vie non plus. Savoir lequel des deux est chez vous oriente les recherches et le traitement.
Le rat surmulot : de grosses crottes en tas, près du sol
Le surmulot, appelé aussi rat d’égout ou rat brun, est le rat des villes. Ses crottes sont les plus grosses de tous les rongeurs domestiques : environ 2 cm, épaisses, en forme de fuseau, avec des bouts arrondis. L’Office fédéral suisse de l’environnement les décrit comme « un ensemble rapproché de formes fuselées ». Un rat en produit une quarantaine par jour.
Le surmulot vit près du sol. Il creuse des terriers et des galeries, circule dans les égouts, les caves, les vides sanitaires et les locaux poubelles. Trouver ses crottes au rez-de-chaussée ou au sous-sol est donc typique. En trouver dans un appartement en étage est plus rare et doit faire chercher un passage : gaine, colonne d’évacuation, trou autour d’un tuyau.
Le rat noir : des crottes plus fines, dispersées, en hauteur
Le rat noir, ou rat des toits, est plus petit et très bon grimpeur. Ses crottes mesurent 1 à 2 cm, sont plus fines que celles du surmulot, souvent incurvées « en banane », avec des bouts pointus. Elles sont semées le long de ses trajets plutôt qu’en tas.
On le trouve surtout en hauteur : greniers, charpentes, faux plafonds, derniers étages. Des crottes d’un centimètre dans les combles peuvent venir d’un rat noir, mais aussi d’un loir ou d’un lérot : regardez alors la forme et la disposition, et tenez compte de la saison (voir plus bas).
Reconnaître une crotte de souris
La crotte de souris est petite : quelques millimètres, jusqu’à 8 mm environ. Elle ressemble à un grain de riz noir, fin et pointu aux deux extrémités. La souris ne fait pas de tas : elle dépose ses crottes en se déplaçant et à chaque arrêt, de 60 à 100 par jour selon l’Office fédéral suisse de l’environnement. C’est pourquoi une seule souris peut laisser des dizaines de crottes en quelques jours.
On les trouve dans les endroits calmes et proches de la nourriture : fond des placards, tiroirs de cuisine, dessous de l’évier, derrière le réfrigérateur ou la cuisinière, le long des plinthes, dans les cartons stockés. Des crottes mêlées à des emballages grignotés ou à des miettes de papier sont un signe très typique.
Attention aux confusions : des crottes de quelques millimètres dans un grenier peuvent aussi venir de chauves-souris. Celles-ci s’effritent en poussière brillante si on les écrase avec un bâtonnet, alors qu’une crotte de souris sèche reste dure ; ne les manipulez pas, les chauves-souris sont d’ailleurs protégées.
Mulot ou souris : comment les distinguer, et pourquoi ça compte
Leurs crottes sont presque impossibles à distinguer à l’œil. Pour savoir si vous avez affaire à un mulot ou à une souris, il faut voir l’animal (ou une photo), ou bien s’appuyer sur le lieu et les restes de nourriture.
Les différences visibles
Le mulot sylvestre a le dos brun roux à brun jaunâtre et le ventre blanchâtre, bien séparé du dos, souvent avec une petite tache ocre sur la poitrine. Ses yeux sont gros et saillants, ses oreilles grandes, sa queue longue. Il se déplace volontiers par bonds, d’où son surnom de « souris sauteuse ».
La souris grise (souris domestique) a un pelage gris à gris brun assez uniforme, le ventre à peine plus clair, des yeux et des oreilles plus petits. Elle trottine plus qu’elle ne saute. Ses urines ont une odeur forte, qui rappelle l’ammoniaque, et qui s’installe vite dans un placard fréquenté.
Pourquoi c’est important
La souris grise vit et se reproduit à l’intérieur des bâtiments : si elle est chez vous, elle a probablement un nid dans le logement, dans une cloison ou dans l’immeuble. Le mulot vit surtout dehors (jardins, haies, bois, parcs) et entre dans les garages, abris, caves et maisons proches d’un jardin, attiré par les graines et les fruits stockés.
La réponse n’est donc pas la même. Avec un mulot, la priorité est de trouver et de fermer le passage depuis l’extérieur, et de mettre à l’abri ce qui l’attire. Avec des souris, il faut traiter une petite colonie installée dans le bâtiment, et souvent au-delà de votre seul logement. Le professionnel a besoin de cette information pour placer ses dispositifs au bon endroit.
Loir, lérot ou fouine : quand les crottes sont dans les combles
Les bruits dans le plafond la nuit et les crottes trouvées dans un grenier ne viennent pas toujours d’un rat ou d’une souris. Deux autres animaux fréquentent les combles, et ils ne se traitent pas comme des rongeurs commensaux.
Le loir et le lérot
Ces petits rongeurs à la queue touffue (loir) ou au masque noir autour des yeux (lérot) s’installent volontiers dans les greniers des maisons proches de jardins ou de bois. Leurs crottes, de 6 mm à 1 cm environ selon les sources, sont souvent rassemblées au même endroit, contre un mur ou dans un coin sombre. Ils font du bruit la nuit : courses, grattements, parfois des cris.
Un indice utile : le loir et le lérot hibernent. Des bruits nocturnes en plein hiver orientent donc plutôt vers des souris ou des rats, tandis que des bruits qui reviennent au printemps et durent jusqu’à l’automne font penser à eux. Leur gestion demande un diagnostic : parlez-en au professionnel avant toute pose de produit.
La fouine
La fouine n’est pas un rongeur mais un petit carnivore. Ses crottes sont sans comparaison avec celles d’un rat : 8 à 10 cm de long, torsadées, de la taille d’une crotte de chat. Elles contiennent souvent des poils de rongeurs, des plumes, des os ou des noyaux de fruits selon la saison, et la fouine les dépose en tas, toujours au même endroit.
Dans les combles, elle fait un bruit lourd, proche de celui d’un chat qui marche, avec des courses et parfois des cris. Elle peut tasser ou déchirer l’isolant et ronger des gaines. Un dératiseur n’utilise pas de raticide contre une fouine : la solution passe généralement par le repérage et la fermeture de ses accès, une fois l’animal sorti. Demandez conseil avant d’agir.
Crottes fraîches ou anciennes : comment les dater
Trouver des crottes ne veut pas forcément dire que les rongeurs sont encore là. Une cave longtemps fermée peut en contenir de très anciennes. Leur aspect permet de faire la différence.
- Crotte fraîche (quelques jours au plus) : noire ou brun très foncé, brillante, un peu humide, molle si on l’écrase avec un bâtonnet.
- Crotte ancienne : terne, sèche, parfois grisâtre ou blanchie, dure ou cassante, souvent couverte de poussière.
- Des tailles très différentes au même endroit : il y a probablement des jeunes, donc une reproduction sur place.
- Le test le plus fiable : nettoyez la zone avec les précautions décrites plus bas, puis revenez voir deux ou trois jours plus tard. De nouvelles crottes signifient que l’activité continue.
Vous habitez en Île-de-France et le doute est levé ? Décrivez ce que vous avez trouvé : nous transmettons votre demande à un professionnel indépendant de la lutte contre les nuisibles, qui vous remet un devis écrit.
Décrire mon problèmeLes autres indices : traces, rongements, bruits, odeur, terriers
Les crottes sont l’indice le plus visible, mais rarement le seul. Croiser plusieurs signes permet de confirmer l’espèce et de repérer ses chemins, ce qui sera très utile au professionnel.
Traces de gras et empreintes
Les rongeurs empruntent toujours les mêmes trajets, le long des murs. Leur pelage laisse à la longue des traînées sombres et grasses sur les plinthes, autour des trous, sur les tuyaux ou au bord des marches. Ces frottis sont typiques des rats. Sur un sol poussiéreux, vous pouvez aussi voir des empreintes et la trace de la queue. Pour vérifier un passage, une fine couche de farine sur le sol, le soir, montre des empreintes le lendemain matin.
Rongements
Emballages percés, fruits entamés, câbles, plinthes ou portes grignotés : regardez la largeur des marques de dents. Elles forment deux sillons parallèles, écartés d’environ 1 à 2 mm pour une souris et d’environ 4 mm pour un rat. Des câbles électriques rongés sont un risque à signaler.
Bruit dans le plafond la nuit : qui fait quoi
Les rongeurs sont surtout actifs le soir et la nuit. Des grattements et de petits trottinements dans un faux plafond ou une cloison évoquent des souris. Des bruits plus francs, des courses et des chocs dans les combles font penser à un rat noir ou à un loir, selon la saison. Des pas lourds, comme ceux d’un chat, orientent vers une fouine. Sous un plancher ou au niveau de la cave, le rat surmulot est le premier suspect. Notez l’heure et l’endroit : c’est une information précieuse pour le diagnostic.
Odeur et nids
Les urines de rongeurs laissent une odeur forte, proche de l’ammoniaque, dans les placards, sous l’évier ou dans un local fermé. Un nid se présente comme un amas de papier déchiqueté, de tissu, de carton ou d’isolant, caché dans un endroit calme : derrière un meuble, sous une baignoire, dans un carton.
Terriers et trous
Le surmulot creuse. Des trous de la taille d’un poing, avec de la terre fraîche autour, dans un jardin, une cour, au pied d’un mur ou dans une cave en terre battue, signalent souvent son terrier.
Nettoyer des crottes de rongeurs : les précautions
Les urines et déjections de rongeurs peuvent transmettre des maladies, dont certains hantavirus selon Santé publique France. Le risque principal vient de la poussière contaminée que l’on respire quand on balaie. Les gestes ci-dessous s’appuient sur les recommandations générales de Santé publique France et de l’Organisation mondiale de la santé, en retenant la plus prudente quand elles diffèrent. Ce ne sont pas des conseils médicaux.
- Aérez la pièce avant de commencer et pendant le nettoyage, surtout s’il s’agit d’une cave, d’un grenier ou d’un local resté longtemps fermé.
- Portez des gants en caoutchouc ou en latex. Dans un local longtemps fermé et poussiéreux, Santé publique France recommande aussi de porter un masque.
- Ne balayez pas et n’aspirez pas à sec. L’OMS déconseille l’aspirateur ; Santé publique France le préfère au balai. Par prudence, humidifiez d’abord, puis ramassez au papier absorbant.
- Humidifiez d’abord les crottes et la surface autour avec de l’eau, ou mieux avec un désinfectant ou de l’eau de Javel diluée selon l’étiquette (sans jamais la mélanger à un autre produit), puis laissez agir quelques minutes.
- Ramassez avec du papier absorbant, sans frotter fort. Mettez le tout dans un sac que vous fermez, puis jetez-le avec les ordures ménagères.
- N’utilisez pas de nettoyeur à haute pression, qui projette des particules.
- Nettoyez ensuite la surface, lavez vos gants avant de les retirer, puis lavez-vous soigneusement les mains.
- Ne touchez pas un rongeur mort ou un nid à mains nues.
Si vous ne vous sentez pas bien
Si vous avez de la fièvre ou des symptômes inhabituels dans les semaines qui suivent un contact avec des rongeurs ou leurs déjections, consultez un médecin et dites-lui que vous avez été exposé. En cas de malaise, appelez le 15 ou le 112. Seul un médecin peut poser un diagnostic.
Que faire selon le lieu, et qui prévenir
Une fois l’animal identifié, la bonne démarche dépend de l’endroit où vous l’avez trouvé et de votre situation. Dans tous les cas, prenez des photos des crottes (avec une pièce ou une règle pour l’échelle), notez les dates et les lieux : ce sont les éléments que votre interlocuteur vous demandera.
Dans votre logement
Mettez la nourriture dans des boîtes fermées, y compris les croquettes des animaux, sortez les poubelles régulièrement et repérez les passages : trous autour des tuyaux, sous l’évier, derrière les appareils, bas de porte. Si vous êtes locataire, prévenez votre propriétaire ou votre bailleur par écrit, avec vos photos, et demandez-lui comment il organise l’intervention. Si vous êtes propriétaire d’une maison, la démarche vous revient directement.
Dans une cave ou les parties communes
Des crottes dans les caves, le local poubelles, la cour ou les gaines concernent tout l’immeuble. En copropriété, signalez-le par écrit au syndic. En logement social, prévenez le bailleur ou le gardien. Traiter seul votre cave ne suffit pas si les rongeurs circulent dans tout le sous-sol : l’intervention doit couvrir les parties communes.
Dans un commerce ou un restaurant
Dans un local où l’on manipule des aliments, les règles européennes d’hygiène alimentaire imposent des procédures de lutte contre les nuisibles. L’exploitant doit retirer les denrées souillées et faire traiter rapidement, en pratique par un professionnel. Dans un immeuble, prévenez aussi le syndic ou le propriétaire des murs : les rongeurs passent souvent par les parties communes.
Sur la voie publique ou chez un voisin
Des rats dans la rue, un square, un parc ou près d’une bouche d’égout relèvent de la mairie. À Paris, vous pouvez le signaler avec l’application DansMaRue de la Ville. Si le problème vient d’un terrain ou d’un immeuble voisin, parlez-en d’abord à son propriétaire ou à son syndic, puis, si rien ne change, au service hygiène ou environnement de votre mairie.
Quand faire appel à un dératiseur, et comment se passe l’intervention
Une souris isolée vue une fois, sans nouvelles crottes après nettoyage, peut ne pas revenir si vous fermez ses accès. En revanche, un professionnel de la lutte contre les nuisibles est utile dans les cas suivants.
- De nouvelles crottes réapparaissent après le nettoyage.
- Il s’agit de rats, surtout à l’intérieur d’un logement.
- Vous trouvez des crottes de tailles différentes, signe de jeunes.
- Vous entendez des bruits chaque nuit, ou des câbles sont rongés.
- Il s’agit d’un commerce alimentaire, d’une cave d’immeuble ou de parties communes.
- Il y a des enfants ou des animaux dans le logement : les raticides en vente libre posés sans précaution présentent un risque d’intoxication pour eux.
Le déroulement habituel
Le professionnel commence par une inspection : il identifie l’espèce, repère les passages, les nids, les points d’entrée et ce qui attire les rongeurs. Il propose ensuite une méthode adaptée au lieu : pièges, ou appâts placés dans des boîtes fermées et fixées, hors de portée des enfants et des animaux. Il indique les trous à reboucher et les gestes de prévention. Un ou plusieurs passages de contrôle sont généralement prévus pour vérifier la consommation des appâts et retirer les dispositifs à la fin.
Avant de signer, demandez-lui son Certibiocide et son SIRET, et un devis écrit TTC. Ce devis doit préciser la zone traitée, la méthode, le nombre de passages, les précautions pour les enfants et les animaux, et ce qui est prévu si les rongeurs reviennent. Le professionnel confirme sa disponibilité au moment de la demande.
Faire traiter en Île-de-France
Vous avez reconnu des crottes de rat ou de souris chez vous, dans votre cave ou dans votre commerce, à Paris ou en Île-de-France ? Décrivez votre situation dans le formulaire ci-dessous : l’animal que vous pensez avoir identifié, les endroits concernés, depuis quand, et s’il s’agit d’un logement, de parties communes ou d’un local professionnel. Le professionnel qui reçoit votre demande vous recontacte et établit un devis écrit avant toute intervention.
Questions fréquentes
Comment savoir si c’est une crotte de rat ou de souris ?
Mesurez-la. Une crotte de souris fait moins d’un centimètre, fine et pointue, comme un grain de riz. Une crotte de rat fait 1 à 2 cm ou plus, plus épaisse. Les crottes de rat surmulot sont en plus regroupées en tas, alors que la souris les sème partout sur son passage.
Une seule crotte de souris, est-ce grave ?
Pas forcément, mais une souris laisse beaucoup de crottes chaque jour : en trouver une seule est rare. Cherchez-en d’autres le long des plinthes et dans les placards, nettoyez avec précaution et vérifiez quelques jours plus tard. Si de nouvelles apparaissent, la souris est toujours là.
J’entends du bruit dans le plafond la nuit : rat, souris ou autre ?
Des petits grattements évoquent plutôt des souris, des courses plus marquées un rat noir ou un loir, des pas lourds une fouine. En hiver, le loir et le lérot hibernent : des bruits à cette saison font penser à des souris ou à des rats. Cherchez des crottes dans les combles pour confirmer.
Peut-on passer l’aspirateur sur des crottes de souris ?
Il vaut mieux éviter de l’utiliser directement sur des crottes sèches, comme de balayer à sec : cela remet en suspension des poussières qui peuvent être contaminées. Portez des gants, humidifiez les crottes avec de l’eau ou un désinfectant, attendez quelques minutes, puis ramassez-les avec du papier absorbant.
Qui doit payer la dératisation dans un immeuble ?
Pour les parties communes d’une copropriété (caves, cour, local poubelles), c’est au syndic d’organiser l’intervention pour le compte des copropriétaires. En location, prévenez votre propriétaire ou votre bailleur par écrit : la prise en charge dépend de l’origine du problème et de votre situation.
Sources
- Santé publique France : Hantavirus, la maladie et sa prévention
- Organisation mondiale de la santé : aide-mémoire Hantavirus
- Office fédéral de l’environnement (Suisse) : Rats et souris
- Santé Canada : Rats et souris
- La Hulotte : conseils nature, la fouine
- Règlement (CE) n° 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires (EUR-Lex)
- Wikipédia : Mulot sylvestre